Une nouvelle instruction de politique discipline a été soumise aux directeurs de branches et de NOD en Janvier 2017. Les procédures disciplinaires évoquées dans la convention commune (Chapitre 16) et dans le règlement intérieur de La Poste (Annexe 1) évoluent donc. On constate par exemple la suppression de la demande d'explications et autres changements minimes. Comme le dit cette instruction et comme le prouvent les multiples sanctions demandées à l'encontre de nos collègues ces derniers temps, on va pouvoir compter sur l'implication personnelle et le sens des responsabilités de nos encadrants pour mettre en oeuvre ces orientations.


Chapitre 16 de la convention commune relatant la discipline

Avenant du 10.07.96 CONVENTION COMMUNE 05.15 05.15- CC 47 CONVENTION COMMUNE LA POSTE - FRANCE TELECOM TEXTE ET AVENANTS

 

 Article 72 DEFINITION

Constitue une sanction toute mesure, autre que les observations verbales, prise par l'exploitant à la suite d'agissements de l'agent contractuel, considéré par lui comme fautif, que cette mesure soit de nature à affecter immédiatement ou non la présence de l'agent contractuel chez l'exploitant, sa fonction, sa carrière ou sa rémunération. Le pouvoir disciplinaire appartient à l'autorité qui a pouvoir de procéder au recrutement. Les agissements fautifs de l'agent contractuel ne peuvent être retenus comme motifs de sanctions que s'ils ont été commis dans le cadre de l'exécution du contrat de travail ou sous son couvert.

 Article 73 SANCTIONS

Les sanctions disciplinaires susceptibles d'être appliquées selon la nature, la gravité ou les circonstances de la faute sont ainsi fixées :

avertissement, blâme, blâme avec inscription au dossier, mise à pied, avec privation de tout ou partie du salaire, pour une durée d'une semaine au moins et de trois mois au plus(*), licenciement avec ou sans préavis, et avec ou sans indemnité tels que prévus aux articles 69 et 70 du chapitre XV. Elles sont notifiées par écrit et motivées.

 

 Article 74 PROCEDURE DISCIPLINAIRE

Pour des sanctions autres que l'avertissement ou le blâme, la procédure suivante doit être respectée : le délégataire de pouvoir doit adresser à l'agent contractuel une convocation écrite à un entretien préalable.

Celle-ci doit :

préciser l'objet, la date, l'heure, le lieu de l'entretien. Par ailleurs, si un licenciement est envisagé, la lettre de convocation doit en faire état, rappeler que l'intéressé peut se faire assister par une personne de son choix, être soit adressée par lettre recommandée avec avis de réception, dans un délai maximal de 2 mois, soit remise en main propre contre décharge, dans le même délai.

A l'issue de l'entretien, si le délégataire de pouvoir estime devoir maintenir sa proposition de sanction à l'encontre de l'agent contractuel, il doit saisir la commission consultative paritaire compétente.

Dans cette hypothèse, l'agent contractuel doit être convoqué dans les mêmes conditions que précédemment, au moins huit jours à l'avance. Ce dernier a droit à la communication de l'intégralité de son dossier individuel et peut se faire assister d'une personne de son choix. La commission consultative paritaire émet un avis motivé sur la sanction qu'elle propose, sanction qui peut être différente de celle envisagée par le délégataire de pouvoir.

 

 Article 75 SUSPENSION D'ACTIVITE

Le délégataire de pouvoir peut, dans les cas graves et qui exigent sans délai une solution provisoire à caractère conservatoire, décider de suspendre immédiatement l'activité de l'agent contractuel mis en cause, dans l'attente d'une sanction choisie parmi celles prévues à l'article 73.

La décision prononçant cette mise à pied conservatoire est notifiée par écrit à l'intéressé, en précisant dans la lettre que celle-ci est prononcée dans l'attente d'une sanction définitive. Aucune sanction définitive ne peut être prise sans que la procédure prévue à l'article 74 ait été observée. Le délégataire de pouvoir doit saisir la commission consultative paritaire dans le mois qui suit la suspension

d'activité.

La mise à pied conservatoire prononcée se distingue de la mise à pied sanction retenue après respect de la procédure de réunion de la CCP. Pendant la durée de la mise à pied conservatoire, la rémunération de l'agent contractuel continue à lui être versée, contrairement à ce qui peut être décidé en cas de mise à pied disciplinaire.

En cas de poursuites pénales, la commission consultative peut demander de surseoir à se prononcer, jusqu'à la décision du tribunal.

 

Article 76 PRESCRIPTION DES FAITS

Aucun fait fautif ne peut donner lieu à lui seul à l'engagement de poursuites disciplinaires au-delà de deux mois à compter du jour où l'employeur en a eu connaissance, à moins que ce fait ait donné l

ieu dans le même délai à l'exercice de poursuites pénales.

 

Article 77 PRESCRIPTION DES SANCTIONS

Aucune sanction antérieure de plus de trois ans à l'engagement des poursuites disciplinaires ne peut être invoquée à l'appui d'une nouvelle sanction.


Règlement Intérieur de La Poste : CORP-DRHG-2016-0174 du 27 octobre 2016

ANNEXE 1 : NATURE ET ÉCHELLE DES SANCTIONS

Fonctionnaires titulaires

Les sanctions applicables aux fonctionnaires titulaires sont réparties en quatre groupes :

1° Premier groupe :

  • a)L’avertissement ;
  • b)Le blâme ;

2° Deuxième groupe :

  • a)La radiation du tableau d’avancement ;
  • b)L’abaissement d’échelon ;
  • c)L’exclusion temporaire de fonctions pour une durée maximale de quinze jours ;
  • d)Le déplacement d’office ;

3° Troisième groupe :

  • a)La rétrogradation ;
  • b)L’exclusion temporaire de fonctions pour une durée de trois mois à deux ans ;

4° Quatrième groupe :

  • a)La mise à la retraite d’office ;
  • b)La révocation.

Ces différentes sanctions ne peuvent se cumuler à l'exception de la radiation du tableau d'avancement qui peut être prononcée à titre de sanction complémentaire d'une des sanctions des 2ème et 3ème groupes.

Fonctionnaires stagiaires

Les sanctions applicables aux fonctionnaires stagiaires sont :

  • a)l'avertissement;
  • b)le blâme;
  • c)l'exclusion temporaire pour une durée maximale de deux mois;
  • d)le déplacement d'office;
  • e)l'exclusion définitive du service.

 

Salariés

Les sanctions applicables aux salariés sont :

  • a)l'avertissement;
  • b)le blâme;
  • c)le blâme avec inscription au dossier;
  • d)la mise à pied avec privation de tout ou partie du salaire, pour une durée d'une semaine au moins et de trois mois au plus;
  • e)le licenciement avec ou sans préavis et avec ou sans indemnité.

Contractuels de droit public

Les sanctions applicables aux contractuels de droit public sont :

  • l'avertissement;
  • le blâme;
  • l'exclusion temporaire des fonctions avec retenue de traitement pour une durée maximale de six mois pour les personnels recrutés pour une durée déterminée et d'un an pour les personnels sous contrat à durée indéterminée;
  • le licenciement sans préavis ni indemnité de licenciement.

Kit Discipline.pptx : Un fichier PowerPoint expliquant aux services RH comment appliquer des sanctions disciplinaires (2018)


La note de Janvier 2017 en format PDF : Instruction de politique discipline à l'attention des directeurs de branche ou de NOD

 

 

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