Les professions en extérieur sont particulièrement exposées aux vagues de froid.

Quels sont les risques pour les salariés en milieu extérieur ?

Dans le code du travail, il n'existe pas de mention d'une température minimum en dessous de laquelle le salarié peut exiger de ne pas travailler. L'Institut national de recherche et de sécurité (INRS), chargé de la prévention des accidents et des maladies professionnelles, indique toutefois que des dispositions sont prévues en cas de baisse du thermomètre sous les 5°C. Gelures, hypothermie, crampes, assoupissement, troubles musculo-squelettiques... Ces symptômes sont sources de perte de dextérité chez les travailleurs et accroissent donc les risques d'accident.

Quelles sont les obligations de l'employeur ?

L'INRS précise qu'en cas de grand froid, le salarié peut bénéficier d'une visite auprès du médecin du travail et si besoin d'un aménagement de son poste de travail. L'employeur a pour obligation de prendre les mesures nécessaires pour protéger la santé des travailleurs. Il doit informer ses salariés sur les risques et les former aux premiers secours. Il doit aussi prévoir des vêtements adaptés à ces conditions climatiques et aménager les temps de travail et de pause, en fournissant notamment un local de repos chauffé et des boissons chaudes.

Peut-on refuser de travailler ?

Si l'employeur n'a pas rempli ses obligations, le travailleur peut exercer son droit de retrait. C'est le cas par exemple s'il se sent frigorifié ou qu'il risque la chute sur un chantier. Le droit de retrait s'applique strictement aux situations de danger grave et imminent. Mieux vaut dans ce cas prévenir son comité d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT), si l'entreprise en possède un. Le salarié est alors payé normalement et ne peut être sanctionné.

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